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EANM - White paper on multimodality imaging Version imprimable
A l’attention des médecins nucléaristes belges

Chers Collègues,


Le 16 avril 2007, le bureau de la Société Belge de Médecine Nucléaire a été averti de l’existence d’un document élaboré en commun par les sociétés européennes de médecine nucléaire et de radiologie intitulé «Report of the working party on the relationship between the European Association of Nuclear Medicine and the European Society of Radiology».
Ce rapport a apparemment été rédigé par trois médecins nucléaristes et trois radiologues qui ne sont pas clairement identifiés. Ce document est devenu le “White paper of the European Association of Nuclear Medicine (EANM) and the European Society of Radiology (ESR) on multimodality imaging”, visible sur les sites des deux sociétés. L’EANM annonce sa publication prochaine dans le EJNMMI.

En bref, ce document se concentre essentiellement sur les techniques hybrides d’imagerie (SPECT/CT, PET/CT et PET/RMN), tenant compte en cela du déploiement de ces modalités un peu partout en Europe.
Dans sa première partie, il fait le simple relevé des indications potentielles de ces techniques d’imagerie et, dans sa dernière partie, il termine par un plaidoyer en faveur d’un renforcement des compétences des médecins amenés à utiliser ces techniques. Il développe des propositions
très concrètes en matière de formation des médecins de façon à garantir, selon les auteurs, une qualité maximale du service rendu au patient.

Si nous pouvons partager les idées de fond, la logique définie dans ce document, implémentée dans notre contexte, pourrait aboutir, in fine, à la disparition de notre spécialité en tant que spécialité indépendante. Ce serait en tout cas le risque, si les propositions en matière de formation se concrétisaient et si les radiologues obtenaient la possibilité de protocoler et de facturer les examens de médecine nucléaire au bout d’un complément de formation.

Si les éléments de fond généraux repris dans la première partie de ce rapport nous semblent donc aller dans le sens de l’évolution de notre spécialité, nous ne pouvons accepter les solutions préconisées dans ce document. Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire de fondre la spécialité de médecine nucléaire au sein de la radiologie.

Par ailleurs, le rapport n’a visiblement pas été discuté de manière très ouverte au sein de la société européenne de médecine nucléaire ; nous ne souhaitons donc pas qu’il soit publié comme document consensuel dans l’EJNMMI.
Nous ne sommes pas les seuls à nous positionner de la sorte. En effet, la discussion, qui a eu lieu à l’EANM au sujet de ce document le 18 mars 2007 lors de l’assemblée extraordinaire des délégués nationaux, a également mis en évidence les oppositions de la France et de la Tchéquie.
Tous les délégués n’ont visiblement pas été associés à la rédaction de ce document, pourtant fondamental pour l’avenir de la spécialité. Nos délégués belges, n’ayant pu se rendre à cette réunion, n’ont pas participé à la discussion.

Dès que nous avons eu connaissance du contenu de ce rapport, nous avons marqué notre désaccord par courrier auprès du président de l’EANM. Ci-jointe la réponse du président de l'EANM.

Nous souhaitons maintenant que la publication de ce rapport soit différée de façon à y apporter les amendements nécessaires ou, à tout le moins que la publication de ce rapport soit accompagnée des remarques que les différentes sociétés ont exprimées soit oralement soit par écrit.
Nous avons pour cela besoin de manière urgente de votre soutien et nous vous demandons de signer et de renvoyer la pétition ci-jointe au président de l’EANM afin de retarder la publication de ce que nos gouvernements pourraient prendre pour des recommandations consensuelles.

Cependant, il est important de noter qu’au-delà de la polémique qui entoure ce rapport, nous avons la certitude que notre profession est à un tournant de son existence et que nous devons établir de nouvelles relations avec nos confrères radiologues sans qu’il soit question de nous fondre dans la radiologie. Tout comme les cardiologues ont acquis les compétences radiologiques nécessaires à la réalisation des coronarographies, nous devons fournir aux nucléaristes les outils nécessaires à l’exploitation optimale pour le patient des images issues de l’imagerie hybride.
Afin de répondre aux besoins de terrain, nos propositions doivent bien entendu tenir compte de vos réflexions à ce sujet ; vous serez dès lors sollicités très prochainement par un questionnaire afin de connaître votre positionnement exact par rapport à cette problématique.

Compte tenu des enjeux de ces discussions, vous constaterez par ailleurs que notre démarche est une démarche conjointe de la Société Belge de Médecine Nucléaire et du Groupement Belge des Spécialistes.


Nous vous remercions d’avance de votre collaboration active et nous vous prions d’agréer, Chers Collègues, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

S. Goldman
Président,
Société Belge de Médecine Nucléaire


J.P. Léonard
Co-président, Union Professionnelle Belge
des Médecins Spécialistes en Médecine Nucléaire
R. Hustinx
Secrétaire Général,
Société Belge de Médecine Nucléaire


L. Kiebooms
Mede-voorzitter, Belgische Beroepsverenining
der Geneesheren Specialisten in Kerngeneeskunde



 
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